* Guerre d'Algérie 2/2 *

 

LES ORIGINES DE LA GUERRE D'ALGERIE

L'Algérie est une colonie pratiquement soumise à la métropole. Formée de 3 départements (Alger, Oran, Constantine) rattachée au ministère de l'intérieur, elle est dirigée par un gouvernement général. Le statut, voté en 1947, est inégalitaire : il prévoit l'élection d'une Assemblée Algérienne de 120 membres aux prérogatives restreintes. Les 9 millions de musulmans, de statut "coranique", élisent le même nombre de députés que le million de citoyens français. De surcroît, les élections de 1948 ont été truquées afin de faire élire des représentants de l'administration dans le second collège (musulman).

La crise du Nationalisme algérien prive la France d'interlocuteurs représentatifs. Le nationalisme algérien est formé de 3 courants:

- traditionaliste, celui des Oulémas, qui résiste à l'intégration française en s'appuyant sur l'Islam,

- moderniste bourgeois et intellectuel, dont le principal chef est le pharmacien Ferhat Abbas qui entend procéder par la voie légale,

- révolutionnaire, dirigé par Messali Hadj, qui s'est doté en 1947 d'un groupe d'action directe, l'Organisation spéciale (O.S), dirigé par Ahmed Ben Bella.

Tous ces mouvements sont soumis à une intense répression, privés de perspectives locales et connaissent déclin, crises et scissions. Or l'Algérie de 1945 connaît de très graves problèmes.

Ils sont d'abord d'ordre économique : il existe une agriculture moderne, qui exporte ses produits, et une industrie naissante, mais elles sont aux mains des Européens, alors que les musulmans pratiquent une agriculture archaïque et routinière et connaissent le chômage ou les emplois précaires.

Les problèmes sont aussi sociaux, liés au caractère inégalitaire de la société. Les Européens (dont 80 % sont nés en Algérie - les "pieds noirs") sont en grande partie des citadins, ouvriers ou membres de la classe moyenne, au niveau de vie assez médiocre, mais hostiles à toute réforme qui donnerait l'égalité aux musulmans. Ceux ci sont 8,4 millions et connaissent une véritable explosion démographique. Si 2 millions d'entre eux ont un niveau de vie proche de celui des Européens, les autres connaissent la pauvreté, une scolarisation et un encadrement administratif insuffisant.

LE DECLENCHEMENT DE LA GUERRE D'ALGERIE

L'insurrection de la Toussaint 1954 (1/11) : 70 attentats, 7 décès dont l'instituteur Guy Monnerot (23 ans) [Janine (21 ans), sa femme, laissée pour morte, mourra le 10-11-1994 à 61 ans] et le caïd Hadj Saddok lors de l'attaque, dans les gorges de Tighanimine, du car de Biskra à Arris (à la borne Arris 18 km) ; le FLN dispose d'environ 350 hommes, en armes dans les Aurès, 420 en Kabylie, 50 à 60 en Algérois et Oranie 5-11 dissolution du MTLD 12-11 Mendès France Pt du Conseil déclare : "L'Algérie, c'est la France. On ne transige pas lorsqu'il s'agit de défendre l'intégrité de la République" 29-11 Krim Belkacem décéde dans les Aurès Déc. Messali Hadj fonde le MNA (Mouvement nationaliste algérien).

1955-janv. Boudiaf charge Tarbaiche d'organiser la Fédération de France du FLN 26-1 Jacques Soustelle (1912-90) gouverneur général 31-3 état d'urgence (Aurès, Kabylie) 11-5 le gouvernement d'Edgar Faure décide de neutraliser les principaux chefs du FLN. Le SDECE lance la mission Hors-Jeu entretenant le mythe de la "Main rouge" (contre-terroristes autonomes s'en prenant au FLN) 16-5 effectifs militaires portés à 100 000 hommes 19-5 début du mouvement des rappelés en France Juillet Général Lorillot commandant de la 10e région militaire (en mars 1956, Cdt suprême interarmées) 20-8 insurrection généralisée de la wilaya 2 (Nord-Constantinois) avec Zighout Youssef : 39 localités attaquées à midi (171 civils français égorgés, dont 1/3 d'enfants, notamment à El-Halia, 35 décès) ; représailles : 1 273 musulmans exécutés 24/30-8 rappel des 60 000 hommes disponibles 30-8 état d'urgence pour toute l'Algérie 21-12 ralliement de Kerbadou Ali avec 500 hommes. (Aurès).

LA FRANCE S'ENFONCE DANS LA GUERRE D'ALGERIE ( 1956 / 1958 )

1956-12-1 décrets sur pouvoirs spéciaux 2-2 Soustelle quitte Alger 6-2 Alger. jets de tomates des Européens contre Guy Mollet (premier ministre socialiste) qui demande par téléphone au Général Catroux de démissionner (nommé ministre résident depuis 8 jours mais encore en métropole) 7-2 remplacé par Robert Lacoste (1898-1989, socialiste) 14-2 USTA créée sous l'égide du MNA 21-2 Ferhat Abbas et Ahmed Francis passent en France 24-2 naissance de l'Union générale des travailleurs algérien (UGTA) 9-3 Paris, manifestation d'Algériens contre vote pouvoirs spéciaux (6 décès) 11-3 : 455 voix (communistes compris) contre 76 (poujadistes et droite) votent pouvoirs spéciaux pour le gouvernement 4-4 l'aspirant communiste Henri-François Maillot déserte en livrant des armes au FLN (tué 2-6) 6-4 bataille du Djeurf 11-4 service militaire porté à 27 mois, rappel de 70 000 hommes disponibles 12-4 Assemblée algérienne dissoute, beaucoup de musulmans ayant démissionné. Avril arrivée du contingent, échec de négociations secrètes 22-4 Ferhat Abbas et le chef des Oulémas rallient le FLN au Caire Mai quadrillage de l'Algérie 18-5 embuscade de Palestro (19 Français tués) 19-6 exécution de 2 membres du FLN ordonnée par les tribunaux (représailles : 49 colons tués) avant assaut de la Casbah par Européens (70 musulmans tués) 20/21-6 bombe à Alger 20-8/19-9 congrès du FLN à La Soummam (Kabylie) ; affirme la primauté du politique sur le militaire et de l'intérieur sur l'extérieur (rédacteur principal Abane Ramdane) ; la reconnaissance de l'indépendance est un préalable à l'ouverture de négociations ; désigne un Conseil national de la révolution qui désigne un comité de coordination et d'exécution de 5 membres Sept. 600 000 hommes en Algérie 1/5-9 négociations secrètes échouent à Rome, la France ne voulant pas aller au-delà de la personnalité algérienne 15-9 contacts Yazid-Comin à Rome 30-9 attentat des cafés Milk Bar et Cafétéria 2-10 bataille du djebel Amour 16-10 l'Athos chargé d'armes tchèques est arraisonné au large d'Oran 22-10 l'avion d'Air Atlas conduisant de Rabat à Tunis Ben Bella, Aït Ahmed, Boudiaf, Khider, Lacheraf, est détourné sur Alger ; ils sont prisonniers ; conséquences : plusieurs dizaines de Français tués à Meknès (Maroc) ; le roi du Maroc soutient le FLN ; Français établissent barrage à la frontière algéro-marocaine 2/5-11 expédition de Suez 1-12 Général Salan (1899-1984) Cdt supérieur interarmées, chef de la 10e région militaire, remplace Lorillot 28-12 Amédée Froger, maire de Boufarik, assassiné (massacres de musulmans le jour des obsèques).

1957-7-1 Général Massu (né 5-5-1908). Cdt de la 10e division de parachutistes, chargé du maintien de l'ordre à Alger : début de la bataille d'Alger (gagnée en juillet) 16-1 attentat au bazooka contre bureau de Salan (Cdt Rodier tué) 26-1 bombes dans 3 cafés : Otomatic, la Cafétéria, le Coq hardi (4 décès, 37 blessés) 28-1 grève générale décidée par FLN, brisée par l'armée 17-2 les chefs du CCE partent au Maroc et en Tunisie, Lebjaoui et Taleb à Paris 23-2 Labi Ben M'Hidi arrêté (sera tué) 9-4 Djamila Bouhired (née 1935) arrêtée [accusée d'avoir posé une bombe dans un café près de l'université d'Alger. Torturée, elle signe les aveux demandés. Son avocate, Gisèle Halimi (née en Tunisie) ameute les milieux intellectuels français (Simone de Beauvoir, Françoise Sagan, dont l'appartement sera plastiqué en juin)... Elle sera transférée à Fresnes, à Pau puis à Lisieux et libérée, faute de preuves, en mai 1962] 9-5 bataille de Collo 28-5 massacre de Mechta Casbah, près de Melouza (douar pro-MNA) par FLN (315 morts) Juin attentats (3-6 arrêts autobus : 5 décès, 10-6 casino de la Corniche : 11 décès), manif., incidents à Alger ; combats dans Constantinois. Congrès UGTA à Paris 15-6 bataille de Chéria 21-6 Maurice Audin (assistant faculté des sciences d'Alger), arrêté 11-6, disparaît Juillet Omar Boudaoud responsable du FLN en France 19-7 bataille de Bouzegza 20-7 ralliement de Si Chérif avec 300 hommes 29-7 bataille de Ferna 4-8 bataille de Bouzegza Sept. Messali Hadj lance appel à la trêve 15-9 achèvement des lignes Pedron (frontière marocaine) et Morice (tunisienne) 24-9 Yacef Saadi, chef FLN de la zone d'Alger, arrêté 30-9 Paris, projet de loi-cadre repoussé par Assemblée nationale (279 voix contre 253) Oct. partie de la direction du MNA et de l'USTA assassinée par FLN 8-10 Ali-la-Pointe cerné, tué par explosifs 15-10 Massu liquide la "zone autonome d'Alger" (arrestation du réseau de Saadi) 3-11 bataille de Timimoun 6-11 accord armée française avec Général Mohammed Bellounis 11-11 bataille de Aïn Tame 26-11 projet amendé de loi-cadre (adopté par 269 voix contre 200) 26-12 Boussouf tue Abane Ramdane, attiré au Maroc.

1958-janv. frontière tunisienne bouclée par la ligne Morice (barrage électrifié mis en place à partir de juin 1957) 7-1 début de l'exploitation pétrolière au Sahara 11-1 bataille du djebel Alahoun. Zou (une section du 23e régiment d'infanterie à 700 m de la frontière tunisienne), accrochée par des rebelles et prise sous le feu de mortiers et d'armes automatiques tirant de Tunisie, perd 19 hommes (14 tués et 5 prisonniers emmenés en Tunisie). Le gouv. français demande leur libération immédiate, sans succès. L'armée réclame le droit de poursuite en Tunisie et de riposte par-dessus la frontière. Le gouv. ne réagit pas. 18-1 cargo yougoslave Slovenija arraisonné 31-1 loi-cadre votée 7-2 un avion de chasse français est mitraillé depuis Sakhiet 8-2 un 2e avion, touché, doit se poser en catastrophe à Tébessa. Des représailles sont décidées par le groupement aérien de Constantine avec l'accord du Gal Salan sans que le gouv. en soit averti. 11h10 : 25 avions attaquent Sakhiet-Sidi-Youssef, détruisent emplacements de DCA et casernements de l'ALN : 70 tués dont 21 enfants d'une école 18/19-3 bataille de Guelma Avril direction de la Fédération de France du FLN s'installe en Allemagne 9-5 FLN exécute 3 militaires français ; télégramme de Salan à l'état-major général exprimant l'appréhension de l'armée devant l'éventualité de négociations 13-5 Alger : grève générale décrétée par anciens combattants ; manifestants avec Joseph Ortiz, Pierre Lagaillarde, Robert Martel, prennent l'immeuble du gouvernement général, création d'un Comité de salut public (Pt : Gal Massu). Salan nommé délégué général du gouv. et Cdt en chef 14-5 Alger : Salan conclut une harangue par "Vive de Gaulle !" 16-5 Alger : manifestations fraternelles 1-6 de Gaulle investi à Paris 4-6 de Gaulle à Alger : "Je vous ai compris" ; à Mostaghanem, il emploie (seule fois) l'expression "Algérie française" 6-6 Salan concentre pouvoirs civils et militaires 1/5-7 de Gaulle en Algérie 16-7 Gal Bellounis tué [partisan d'une "voie intermédiaire" avec l'ANPA (500 hommes), il s'était opposé au FLN] 19-9 gouv. provisoire de la Rép. algérienne (GPRA) formé au Caire, Pt Ferhat Abbas 28-9 référendum sur Constitution : 98 % de oui en Algérie 28/29-9 de Gaulle à Alger 2/5-10 de Gaulle en Algérie 3-10 annonce à Constantine un plan de développement de 5 ans 14-10 militaires quittent Comité de salut public 15-10 Gal Jouhaud limogé 15/17-10 combats de l'Akfadou 23-10 conférence de presse, de Gaulle propose "la paix des braves", rejetée 25-10 par GPRA 17-11 Azzedine capturé 28-11 Gal Vanuxem limogé 23/30-11 législatives en Algérie au collège unique, victoire des partisans de l'intégration 3/7-12 de Gaulle en Algérie 12-12 Salan remplacé : Paul Delouvrier (25-6-1914/16-1-1995) délégué général 19-12 Gal Challe (1905-79) Cdt en chef.

LA FIN DE LA GUERRE D'ALGERIE ( 1958 / 1962 )

1959-3-1 bataille de Berrouaghia Févr. début du plan Challe (opérations héliportées menées d'est en ouest, d'un barrage électrifié à l'autre) Mars Challe demande au bachage Boualem d'armer 2 000 harkis 28-3 Colonels Amirouche (wilaya III) et Si-Haouès (wilaya IV) tués. Gal Allard muté en Allemagne. Si Salah remplace Si M'Hamed (décédé 5-5) [wilaya IV]. Mai rencontre en Suisse des responsables des réseaux de soutien au fln. Juillet début opérations " Jumelles " et " Pierres précieuses ". 27/31-8 de Gaulle en A. 1re " tournée des popotes " (" Moi vivant, jamais le drapeau fln ne flottera sur l'A. "). 16-9 de Gaulle proclame le droit des Algériens à l'autodétermination par référendum, propose sécession, francisation, association. 28-9 refus du GPRA qui exige, avant toute discussion, l'indépendance totale. 28-10 de Gaulle dit à l'armée d'A. : " Après un délai de l'ordre de plusieurs années viendra l'autodétermination " ; Massu dit : " La pacification continue " ; Delouvrier : " Nous nous battons pour une A. française ". 28-11 le fln désigne comme négociateurs Ben Bella et 4 dirigeants arrêtés en 1956.

1960-19-1 Massu rappelé. 22-1 Gal Crépin le remplace. 24-1/1-2 semaine des barricades à Alger (22 décès, 150 bl. le 1er jour) avec Pierre Lagaillarde (né 1931, député d'Alger) et Joseph Ortiz (né 4-4-1917, patron du " Bar du Forum ", Pt fondateur du Front national français, s'enfuit en Esp.). Crépin crée " gouvernement provisoire pour l'Algérie française et le Sahara ". Tête politique du maquis Résurrection-patrie, responsable de plusieurs attentats oas en France. Condamné à mort par contumace en mars 1961, amnistié 1968, regagne la Fr. et s'installe à Toulon (1970, y fonde le Club des nationaux et rapatriés ; meurt 15-2-1995). 4-2 mouvement activiste dissous. Févr. Bigeard et Godard limogés. 10-2 dissolution des Unités territoriales. 13-2 1re bombe atomique française à Reggane. 3/5-3 2e " tournée des popotes " : de Gaulle en A., insiste sur la nécessité d'une victoire complète et le droit de la Fr. à rester en A., mais parle d'une " A. algérienne liée à la Fr. ", renouvelle l'offre de négociations. 23-4 Gal Crépin remplace Challe. [Il restait alors 22 000 combattants de l'ALN (46 000 en mai 1958).] Mai, Si Salah, chef de la wilaya d'Alger, battu par Challe, Si Mohamed, chef de la wilaya IV, et Lakdar rencontrent de Gaulle secrètement (10-6 à Paris) et rentrent en A. 6-5 bataille du djebel M'zi. Juin création du faf, présidé par le bachaga Boualem. 21-6 Si Salah part pour la Kabylie. 25/29-6 entretiens de Melun, rupture (GPRA constate qu'il s'agit de négocier le cessez-le-feu). Fin Juin Si Mohamed change d'attitude : fait exécuter Lakdar en sept., place en garde à vue Si Salah. 20-7 Si Salah tué par troupes françaises alors qu'il tentait de passer en Tunisie. 8-8 Si Mohamed tué dans les faubourgs de Blida par troupes françaises. 5-9 Paris, procès du " réseau Jeanson ". 22-10 fln attaque des postes de harkis à Paris. 30-10 Salah en Espagne. 3-11 Paris, procès des barricades. 16-11 de Gaulle annonce un référendum sur l'autodétermination. 23-11 Jean Morin délégué général. 5-12 Lagaillarde (en liberté provisoire) rejoint l'Espagne. 9/13-12 de Gaulle en A., violentes manifestations à Alger (11-12 : 96 décès) et Oran (plusieurs †). 19-12 l'Onu reconnaît le droit du peuple alg. à l'autodétermination.

1961-8-1 référendum sur l'autodétermination : oui 75 % en métropole et 70 % en A. 25-1 Me Popie, avocat libéral, est assassiné par 2 déserteurs recrutés par André Canal. Fin janv. contact avec GPRA. 20-1/10-2 Lagaillarde fonde en Espagne l'OAS (Organisation de l'armée secrète). Février Gal Gambiez (né 1903) Cdt supérieur interarmées. 20/22-2 entretiens secrets en Suisse : Pompidou/Bruno de Leusse/GPRA.. 2-3 fin du procès des barricades (ouvert 3-11-1960), les présents sont acquittés. 30-3 annonce des pourparlers d'Évian. 31-3 Camille Blanc, maire d'Evian où se déroulent les prépourparlers, est assassiné. 22/25-4 putsch des généraux (Challe, Jouhaud, Zeller et Salan) à Alger [Morin, Buron, Gal Gambiez, Gal Vezinet (1906-96) arrêtés par des insurgés], Gal Gouraud se rallie à Constantine. 26-4 Challe se rend. 6-5 Zeller se rend. 20-5 ouverture de la conférence d'Évian. Mi-mai création de la 2e OAS, à Alger, suivie de celle du Front nationaliste. 31-5 commissaire Gavoury assassiné à Alger. Début juin capitaine Sergent arrive à Paris où il fonde l'OAS/Métro (réseau Mission II). 7-6 Gal Ailleret Cdt supérieur interarmées. 13-6 rupture des pourparlers d'Évian à cause du statut du Sahara et des garanties de la minorité européenne. 11-7 condamnation par contumace des auteurs du putsch. 20-7 négociations à Lugrin (Hte-Savoie). 28-7 ajournement à cause du Sahara. Août Salan dirige l'OAS. 5-8 1re émission-pirate de l'OAS à Alger. Août/sept. en A. nombreux attentats fln et OAS. 2-9 instruction no 1 du Gal Salan qui prend la tête de l'OAS. 5-9 conférence de presse, de Gaulle admet qu'une A. indépendante et associée à la Fr. aura vocation à revendiquer le Sahara. 11-9 affrontements meurtriers entre Européens et musulmans d'Oran. Oct. contacts secrets. 17-10 Paris, manifestation de Nord-Africains : 11 538 arrêtés ; selon les autorités : 2 décès et 24 blessés (selon d'autres sources : 140 ; selon le fln : 200 † ; 400 disparus et 2 300 blessés). 20-10 Bidault fonde CNR (Conseil national de la résistance) avec Soustelle et Gal Gardy. 4-11 Abderhamane Farès arrêté à Paris. 20-11 William Lévy, secrétaire général de la sfio (Alger) est assassiné. du 21 au 22-11 bataille de Bab'B'har, Oum Teboul. 14-12 André Canal arrive à Paris et fonde le réseau Mission III de l'OAS. Nuit du 16/17 au 19-12 Lt-colonel Rançon, chef du 2e bureau d'Oran. 28-12 Jean-Marie Curutchet prend la tête de l'ORO en métropole.

1962-3-1 Alençon. Alfred Locusso, fonctionnaire réputé communiste et pro-fln, assassiné. 8-1 purge interne dans l'OAS. 13-1 Cel Château-Jobert rallie l'OAS. 29-1 El Biar, OAS fait sauter la villa des " barbouzes " (agents de renseignements envoyés après l'échec du putsch du 22-4-1961) : des dizaines de †. 31-1 Marcel Bouyer et Philippe Castille arrêtés. 10/19-2 négociations aux Rousses. 19-2 politique anti-OAS du Gal Katz. 26-2 Cel Argoud s'évade des Canaries, rejoint Alger. 28-2 Oran, voiture piégée, 30 victimes musulmanes. Nuit 4/5-3 opération " Rock and Roll ", plus de 100 explosions de plastic à Alger. 7/18-3 conférence d'Évian. 15-3 Mouloud Feraoun, écrivain, tué par OAS. 18-3 accords d'Évian. 19-3 cessez-le-feu à 12 h. 23-3 fusillades OAS/forces de l'ordre à Bab el-Oued. 25-3 Jouhaud arrêté à Oran ; incidents OAS/forces de l'ordre. 26-3 fusillade rue d'Isly : l'OAS manifeste pour protester contre le bouclage du quartier de Bab-el-Oued, la troupe tire pour briser la manifestation (49 †, 200 blessés dont 8 dans la troupe). Les soldats musulmans du contingent ont, semble-t-il, ouvert le feu à la suite du mouvement de panique d'un sergent européen, et prolongé le tir pour se racheter aux yeux du fln. 29-3 OAS tente de soulever les Européens d'Oranie ; en ville : " chasse aux musulmans ". 30-3 Yves Gignac et Armand Belvisi arrêtés. 2-4 Cel Gardes ne peut implanter un maquis OAS dans l'Ouarsenis (40 OAS arrêtes). 7-4 installation de l'exécutif provisoire, lieutenant Degueldre, chef des commandos OAS Delta, arrêté. 8-4 référendum en France sur accords d'Évian. 90 % de oui. 13-4 Jouhaud condamné à mort. 18-4 Gal Fourquet remplace Gal Ailleret (Xe Région militaire). 20-4 Salan arrêté. 25-4 Fouchet haut-commissaire. Gal Fourquet Cdt supérieur interarmées. 26-4 Oran, fusillades gendarmes/OAS. Mai politique de la terre brûlée par OAS. 2-5 voiture piégée à Alger. 62 †. 19-5 pont aérien pour rapatriés. 20-5 début négociations Louis Joxe. Belkacem Krim. Juin programme de Tripoli, dénonce indigence idéologique du fln (rédigé par Mostefa Lacheraf, Redha Malek, Mohammed Harbi, M. Benyahia). 23-5 Salan condamné à la détention criminelle à perpétuité. 26-5 1re rencontre secrète J.-J. Susini (OAS)-Farès (Pt provisoire).7-6 anciens meurtriers du commissaire Gavoury exécutés. 14-6 Oran. Gal Ginestet et médecin-colonel Mabille assassinés par OAS. 17-6 Alger, accords cessez-le-feu OAS-fln (Susini-Mostefai). 17-6 accords Susini-Farès, capitulation de l'OAS à Oran. 25-6 Gardy et Dufour arrêtent le combat ; Oran, incendie (explosion des réservoirs de pétrole). 28-6 dernier groupe OAS quitte Oran. 1-7 référendum pour l'autodétermination. 5-7 Oran : 200 à 300 pieds-noirs massacrés, l'armée (Gal Katz) intervient avec retard. 6-7 Roger Degueldre exécuté. 24-7 Gal de Brébisson Cdt supérieur interarmées.28-11 de Gaulle gracie Gal Jouhaud.

1963-25-2 Cel Argoud arrêté. 11-3 Cel Bastien-Thiry exécuté. Avril Bidault part en exil ; Pierre Sergent transforme le CNR en Conseil national de la Révolution. 30-11 Jean-Marie Curutchet arrêté.

1965-8-4 Gilles Buscia arrêté.

1968-24-7 loi d'amnistie pour les acteurs de l'OAS. Été auto-dissolution du CNR.

Index / 8 mai 1945 / Guerre d'Algérie 1 / Guerre en image 1 / Guerre en image 2 / Bataille d'Alger / Colonel Boumediene / Colonel Lotfi / Colonel Amirouche / 17 octobre 1961 / Wilaya 3 / FLN