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*Antiquité en Algérie*
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Après la préhistoire1 de l'Afrique du Nord, la protohistoire de l'Algérie et la civilisation capsienne (-7500 à 2000) (dont l'âge du cuivre et l'âge du bronze), l'histoire de l'Algérie dans l'Antiquité est marquée par l'émergence des royaumes, à l'âge du fer, sur une période d'environ 1 500 ans. Ces royaumes correspondent principalement, dans l'état des connaissances, d'abord aux Gétules (-1250 à 250) au sud du pays, et à la fondation des comptoirs phéniciens au nord (-1250 à -146), ensuite aux Garamantes (-500 à 500) et finalement aux Numides (-250 à -25). Romains (-25 à 430), Vandales (430 à 533) et Byzantins (534 à 647) viennent ensuite. Le peuple gétule, descendant direct de la branche de la civilisation capsienne ayant émigré au Sahara vers 3000 av. J-C est certainement le peuple qui a dominé de la façon la plus certaine l'Algérie durant les 1 500 ans de son Antiquité. Ils étaient selon l'historien grec Strabon le peuple le plus nombreux d'Afrique du Nord, mais également le moins connu.Les Gétules sont probablement à l'origine également du calendrier berbère qui commence vers 943-949 av. J-C. Le début de ce calendrier ferait suite à la victoire d'une coalition de Gétules sur les Égyptiens. Cette coalition, formée de Gétules du Maghreb est partie du sud ouest algérien, renforçant ses effectifs en cours de route partout où elle passait au Maghreb. La coalition dirigée par Sheshonq (nom berbère: Sheshnaq) a vaincu le pharaon Psousennès II. Suite à cette victoire, Sheshnaq épouse la fille du pharaon, s'installe sur le trône d'Égypte en 952 av. J-C, et fonde ainsi la XXIIe dynastie. Il installe sa résidence à Busbatis. Sheshnaq aurait poursuivi ensuite sa percée vers le Moyen-Orient après avoir renforcé de cette façon sa coalition en Égypte, il se met à conquérir plusieurs territoires en Syrie, Palestine, Phénicie et dans le Royaume d'Israël où il s'empare de Ghaza et pille Jérusalem. Cet événement biblique est mentionné dans l'Ancien Testament qui parle du pillage de ce chef gétule des Machaouach. Les côtes du Maghreb parsemées de hauts-fonds et de récifs étant difficiles à naviguer pour les navires primitifs des Carthaginois, ces derniers fondent avec l'accord des populations locales, avec lesquelles ils entretiennent des liens commerciaux des comptoirs tous les 30 à 40 kilomètres le long de la côte algérienne, une distance équivalente à une journée de navigation par la mer. C'est ainsi que les comptoirs phéniciens de Annaba, Skikda, Collo, Jijel, Béjaïa, Dellys, Alger, Tipaza, Cherchell, Tenes, Bethioua et Ghazaouet sont établis. Ces comptoirs jouent un rôle aussi crucial dans le commerce en Méditerranée, que dans l'évolution des cultures locales par le biais des échanges d'idées et de communications. Ces comptoirs servent quelques siècles plus tard aux Numides qui vont les occuper, puis aux Romains qui les colonisent et les utilisent pour la conquête de l'Algérie. Les Carthaginois réussissent si bien dans leur commerce qu'ils établissent des comptoirs même à l'intérieur des terres au Nord de l'Algérie, au sein de localités existantes telles que les comptoirs de Sarim Batim, que les Numides appellent Cirta etTiddis. Avant la venue des Carthaginois, le monde berbère était ouvert aux influences des civilisations du bassin méditerranéen. L'organisation de la société berbère a précédé Carthage de plusieurs siècles. La famille, le village, la tribu et la confédération apparaissent comme les structures de l'ordre social. Des aguellids (rois), ont dès le ve siècle av. J.-C.; émergé pour prendre en main le destin des grandes confédérations berbères. L'émergence de grande monarchies est également un moyen de s'opposer et de résister à Carthage. Deux dynasties, celles des Massyles et des Massæsyles émergent en Numidie, liées, elles sont également rivales pour unifier la Numidie sous une seule autorité. Il est difficile de savoir à quelle époque se structurent les royaumes. L'existence du royaume massyle est attestée au ive siècle av. J.-C.. La Numidie se répartit entre un royaume massæsyle, allant de la Mulucha (Moulouya) à l'Ampsaga (Oued-el-Kebir), avec pour capitale Siga (actuelle Oulhaça El Gheraba) mais fonde Cirta, inexpugnable cité à la frontière de son territoire, et un royaume massyle, à l'est de l'Ampsaga jusquaux territoires carthaginois, avec pour capitale Hippo Regius (actuelle Annaba). Massinissa est le souverain le plus populaire de l'histoire numide. Il n'est cependant connu qu'à travers les sources relatives aux guerres puniques, auxquelles il a pris part. Il fit l'unité de l'Afrique berbère et en fait un État indépendant et prospère. On lui attribue ainsi la phrase : « l'Afrique au Africains »10. Il met fin à la résistance du fils de Syphax, Vermina, et finit par occuper tout le pays des Massæsyles. il fait expulser l'ensemble des Carthaginois des comptoirs côtiers. Il se lance dans de grandes conquêtes à l'est : entre 174 av. J.-C. et 172 av. J.-C., il enlève aux Carthaginois plus de 70 cités ou places. En 162 av. J.-C. il prend notamment Leptis Magna et la vallée moyenne de la Medjerda (région des Grandes Plaines). Le règne de Massinissa est également marqué par la culture des céréales dans de grands domaines royaux. La céréaliculture en Numidie est donc antérieure à Rome. Après la mort du grand roi fondateur, une crise de succession vue d'un bon il par Rome se produisit et entraîna la Numidie dans des troubles politiques. Micipsa, fils de Massinissa, succédera au trône de son père. Durant son règne, inquiet de la popularité croissante de Jugurtha, petit-fils de Massinissa, « mais n'osant pas le faire périr, par crainte d'une révolte de ses sujets, il l'aurait envoyé devant Numance, avec l'espoir qu'il s'y ferait tuer, victime de sa bravoure »14. Micipsa nomme Gulussa vice-roi et ministre de la Guerre et Mastanabal vice-roi et ministre de la Justice. Lorsque Micipsa mourut en 118 av. J.-C., la Numidie fut partagée entre ses deux fils, Hiempsal Ier et Adherbal, et son neveu qu'il a adopté, Jugurtha, qui a été très populaire parmi les Numides. Hiempsal et Jugurtha se querellèrent immédiatement après la mort de Micipsa. Jugurtha le fit assassiner en 117 av. J.-C. à Thirmida, Adherbal livre bataille à Jugurtha mais il est vaincu et chassé du royaume. Son intention de restaurer la Numidie unifiée demeure forte, ce qui le conduisit à envahir en 112 av. J.-C. la Numidie orientale, réunifiant ainsi de nouveau la Numidie. La classe politique romaine se déchaîne alors et finit par demander l'invasion de la Numidie. Rome envoie le consul Metellus en Numidie à la tête de plusieurs légions pour punir Jugurtha et le déposer. Jugurtha parvint à résister durant des années, en combinant des manuvres militaires face aux Romains et politiques avec son voisin de l'ouest, le roi Bocchus Ier de Maurétanie, qui finit par le trahir. L'histoire des Vandales est celle d'une coalition de tribus scandinaves constamment assaillie, repoussée et forcée à quitter ses terres, et qui finit par se résoudre au combat, obtenant ainsi leur premier État qu'ils fondent en Algérie après avoir établi leur capitale à Bejaia, dans la petite Kabylie. Lorsque leur État disparaît après un siècle d'existence, le peuple vandale s'intègre alors à la population algérienne. Chassés d'Espagne par les Wisigoths, les Vandales et les Alains, avec leur nouveau roi Genséric, firent construire une énorme flotte pour migrer en Afrique. C'est ainsi qu'en 429, plus de 80 000 Vandales et Alains, dont 20 000 hommes en armes, conduits par leur roi Genséric I, franchissent le détroit de Gibraltar et débarquent en Maurétanie. Des l'année suivante, en 430, ces derniers sont déjà dans l'Ouest algérien. Les Vandales trouvent sur place une population favorable aux thèses chrétiennes qui rejettent le dogme de la Trinité romaine et contestent la filiation divine de Jésus. En effet les Berbères des riches campagnes agricoles d'antan, du Tell particulièrement, qui se trouvent à l'époque en pleine crise économique, laissent le passage libre à cette impressionnante armée vandale, qui semble à leurs yeux venger le fait que Rome vient de déclarer vingt ans auparavant (en 409) leurs croyances mutuelles comme des hérésies.
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