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*Une décennie noire* |
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Septembre 1989 - Légalisation du Front islamique du salut (FIS), créé en mars, notamment par Abbassi Madani et Ali Belhadj.
Juin 1990 - Le FIS remporte les élections locales avec 54 % des voix, premier scrutin libre depuis l'indépendance, le 5 juillet 1962.
Mai-juin 1991 - Le FIS appelle à une grève illimitée pour exiger une élection présidentielle anticipée. Les affrontements entre islamistes et forces de l'ordre font des dizaines de morts. Etat de siège. Arrestation des dirigeants du FIS.
26 décembre 1991 - Le FIS remporte le premier tour des élections législatives (47,5 % des voix). Janvier-février 1992 - Démission du président Chadli Bendjedid, annulation du second tour des législatives, violences (70 morts), instauration de l'état d'urgence, dissolution du FIS.
Juin 1992 - Assassinat de Mohamed Boudiaf (photo), président du Haut Conseil d'Etat, doté des pouvoirs du président de la République. Escalade de la violence.
Août 1993 - Apparition du sigle GIA.
Fin 1993 - On estime à 15 000 le nombre de personnes tuées en un an.
Septembre-octobre 1994 - Echec du dialogue entamé par le pouvoir avec le FIS. Mise en résidence surveillée des dirigeants du FIS, Abbassi Madani et Ali Belhadj. Les massacres continuent. Décembre 1994 - Prise d'otages dans un Airbus d'Air France sur l'aéroport d'Alger. Les gendarmes du GIGN libèrent l'appareil sur l'aéroport de Marseille-Marignane, les 4 terroristes sont tués.
25 juillet 1995 - Attentat revendiqué par le GIA dans le RER parisien : 7 morts, plus de 80 blessés.
16 novembre 1995 - Liamine Zeroual est élu président de la République le avec 61,3 % des voix. Il prête serment le 27 novembre9. Le jour même, il reconduit dans ses fonctions le chef du gouvernement Mokdad Sifi et son cabinet jusqu'à la fin de l'année. Ayant fait le constat de l'échec du rapprochement avec les représentants modérés du FIS dissous, eux-mêmes dépassés par l'émergence d'importants groupes terroristes, meurtriers, comme le GIA, Liamine Zéroual rompt le dialogue.
Mai 1996 - Sept moines français enlevés en mars dans leur monastère de Tibhirine par le GIA de Djamel Zitouni sont retrouvés égorgés.
Janvier 1997 - Série de massacres dans la Mitidja, environ 450 victimes. Eté 1997 - Recrudescence des massacres, surtout dans les environs d'Alger (plus de 1 200 victimes). Les observateurs s'interrogent sur les responsabilités de l'armée.
Décembre 1997-janvier 1998 - Reprise des massacres avant le début du ramadan. Plus de 1 000 victimes. Les violences se déplacent notamment vers l'Ouest algérien.
Novembre 1998 - Une scission au sein du GIA donne naissance au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), dirigé par Hassan Hattab. 27 avril 1999 - Liamine Zeroual quitte la présidence de la République et Abdelaziz Bouteflika le remplace.
Septembre 1999 - La loi sur la « concorde civile », une amnistie pour les islamistes qui n'ont pas commis de crime de sang, annoncée par le président Bouteflika, élu en avril, est adoptée par référendum avec 98,6 % de oui. Juillet 2000 - Plus de 1 000 personnes tuées depuis l'application de la loi en janvier. Hiver 2000-2001 - Recrudescence des massacres, plusieurs centaines de victimes. |
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