*Les années 2000-2010*

27 avril 1999 - Liamine Zeroual quitte la présidence de la République et Abdelaziz Bouteflika le remplace.

Septembre 1999 - La loi sur la « concorde civile », une amnistie pour les islamistes qui n'ont pas commis de crime de sang, annoncée par le président Bouteflika, élu en avril, est adoptée par référendum avec 98,6 % de oui.

Juillet 2000 - Plus de 1 000 personnes tuées depuis l'application de la loi en janvier.

Hiver 2000-2001 - Recrudescence des massacres, plusieurs centaines de victimes.

Marche du 14 juin 2001 à Alger : des centaines de milliers de femmes, d'hommes, jeunes et moins jeunes Kabyles, ont convergé vers la capitale. Une procession totalement pacifique et grave faite de voitures, de bus, de camions et de véhicules en tout genre s'est étirée sur des dizaines et des dizaines de kilomètres.

La répression fait 8 victimes, et 130 personnes sont portées disparues — elles seront soit retrouvées mortes, soit hospitalisées dans les alentours, soit mises en garde à vue. De nombreux affrontements vont succéder à cette manifestation, entraînant des dizaines de morts, des centaines de blessés et de multiples arrestations. Le Premier ministre Ali Benflis tente d'ouvrir le dialogue avec les âarchs, mais sans succès. Au cours de cette manifestation, plusieurs bâtiments publics et privés sont détruits par les manifestants. Les forces de l'ordre vont elles aussi piller des maisons et des magasins, et organiser des raids nocturnes dans les villages, à la recherche des émeutiers, notamment ceux identifiés comme étant les meneurs du mouvement.

Le bilan de ces émeutes est estimé par la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme à 126 morts (majoritairement jeunes) et plus de 5 000 blessés.

Finalement, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a accepté certaines revendications des Kabyles. Les gendarmes ont été retirés de Kabylie, et la langue berbère (Tamazight) a été introduite comme langue nationale dans la Constitution algérienne de 2002, puis comme langue officielle en 2016.

Les partis politiques berbères traditionnels, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de Saïd Saadi et le Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed ont été en partie marginalisés par l'activisme radical, les formes violentes de protestation et la création de nouvelles structures non partisanes comme le mouvement politique Âarch (Arouch) et le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) dont les ambitions d'autonomie régionalistes sont plus ou moins marquées.

L'arrivée d'Ahmed Ouyahia au poste de chef du gouvernement permet la reprise du dialogue : en octobre 2003, le chef du gouvernement rouvre les discussions avec les âarchs. Une grande partie des revendications de la Plate-forme d'El Kseur sont accordées.

France - Algérie au Stade de France 6 octobre 2001

Les actions armées se poursuivent dans plusieurs régions du pays : le quotidien L'Expression estime en 2006 qu'il y aurait de 600 à 900 membres de groupes terroristes encore en activité dans le maquis algérien, la majorité appartenant au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).

Mars 2003 Jacques Chirac, président Français, en visite à Alger et Oran

21 Mai 2003 Séisme à Boumerdes : le choc du séisme a provoqué la mort d'environ 2 266 personnes, en plus des 10 261 blessées et 200 000 sans-abri recensés. Les rapports indiquent que plus de 1 243 bâtiments ont été complètement ou partiellement détruits. Le séisme a généré un tsunami localisé en Méditerranée, endommageant des bateaux au large des côtes des Baléares.

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika (à droite), accueille son homologue français, Jacques Chirac, à son arrivée à l'aéroport d'Alger le 15 avril 2004.

29 septembre 2005, la question du référendum porte sur l'approbation de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, afin de mettre fin à la guerre civile algérienne. Il se solde par un oui massif avec une forte participation.

Le but est de faire cesser les poursuites judiciaires contre les anciens combattants de la guerre civile algérienne, du moment qu'ils n'ont pas commis viols, massacres ou attentats à l'explosif. La question posée est « Êtes-vous d'accord sur le projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale qui vous est proposé ? ». 5000 à 6000 anciens combattants de l'Armée islamique du salut sont concernés.

10 mars 2006

17 avril 2007 visite de Nicolas Sarkozy

Le terrorisme se manifeste néanmoins par les attentats du 11 décembre 2007 à Alger (entre 30 et 72 victimes suivant les sources).

8 juin 2008 : un double attentat à la bombe perpétré à Beni Amrane, à l'est d'Alger, fait douze morts dont un ingénieur français travaillant dans le pays pour le compte d'une entreprise française. Cette dernière avait déjà été la cible d'une attaque en septembre 2007 à la suite de l'appel lancé par le numéro deux d'Al-Qaida, Ayman Al-Zawahiri, à « nettoyer le Maghreb islamique des fils de la France et de l'Espagne ».

Novembre 2009 Oum Dourman au Soudan, l'Algérie bat l'Egypte 1-0 et se qualifie pour la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud

Janvier 2010, la France et les Etats-Unis classent l’Algérie parmi les 14 pays les plus « délinquants » de la planète, et dont les voyageurs sont soumis à des mesures de contrôle drastiques dans leurs aéroports.

Coupe du monde 2010

24 février 2011 : levée de l'état de l'urgence (en vigueur depuis le 9 février 1992)

31 novembre 2011 inauguration du métro à Alger

Mai 2012 élections législatives

5 juillet 2012 cinquantième anniversaire de l'indépendance

16 janvier 2013 : le site de Tiguentourine dans la localité d'In Aménas, à quelque 1.300 km au sud-est d'Alger, a été la cible d'une prise d'otages sanglante de trois jours. Des membres du groupe islamiste des "Signataires par le sang" de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar parviennent à entrer sur le site gazier d'In Amenas en Algérie. Ils capturent alors des centaines d'Algériens et d'étrangers, invoquant des représailles contre l'intervention de l'armée française au Mali. Trois jours plus tard, l'intervention des forces de sécurité se soldera par la mort de 38 employés de dix nationalités et 29 assaillants.

Janvier 2013 : visite de l'émir du Qatar

2013 : la Chine à la conquête de l'Algérie devient son premier partenaire.

Accident vasculaire cérébral d'Abdelaziz Bouteflika.

Coupe du monde 2014 au Brésil

L'attaque du 19 avril 2014 contre l'Armée nationale populaire (ANP) entraîne la mort de 11 militaires, celle du 17 juillet 2015 la mort de 11 à 13 soldats.

24 juillet 2014 : Air Algérie a perdu jeudi le contact au dessus du Mali avec un de ses appareils transportant 116 passagers, dont 50 Français selon la compagnie, et assurant la liaison entre Ouagadougou et Alger.

23 décembre 2015 Mort de Hocine Ait Ahmed

2016 Bouteflika à nouveau à Grenoble pour des soins. Chute du prix du pétrole, plan d’austérité, remue-ménage dans l’état-major de l’armée et des services de renseignement, procès d’anciens généraux, doutes sur la santé du chef de l’État sur fond de guerre de succession au palais d’El Mouradia.

4 mai 2017 : le FLN remporte les élections

6 décembre 2017 Visite d'Emmanuelle Macron

Fin 2017, le président Bouteflika décrète le jour de l’an amazigh, Yenayer, journée chômée et payée. Le 12 janvier 2018, les Algériens fêtent Yenayer pour la première fois officiellement. La loi n° 18-12 modifiant et complétant la loi du 26 juillet 1963 fixant la liste des fêtes légales sera publiée au journal officiel le 14 août.

11 avril 2018 Crash de l’avion militaire à Blida : un Illiouchine Il-76 décolle de l’aérodrome militaire de Boufarik, au sud d’Alger, à destination de Tindouf. Il s’écrase quelques minutes seulement après son décollage sur un terrain agricole. 247 passagers et dix membres de l’équipage périssent.

29 mai 2018 Saisie de cocaïne au port d’Oran : au large du Port d’Oran, les Garde-côtes découvrent dans un navire commercial battant pavillon du Libéria, en provenance du Brésil, 701 kg de cocaïne, dissimulés dans un conteneur chargé de viandes rouges congelées.

26 juin 2018 le général-major Abdelghani Hamel est limogé de son poste de Directeur général de la Sûreté nationale qu’il occupait depuis 2010. Il a été remplacé par le colonel Mustapha El Habiri. Hamel a été mis à l’écart quelques heures seulement après avoir fait des déclarations sur l’enquête menée sur l’affaire de la saisie de la cocaïne au port d’Oran. Le mercredi 4 juillet 2018, le général-major Menad Nouba, commandant de la Gendarmerie national, est démis de ses fonctions, remplacé par le général Ghali Belekcir. Sa mise à l’écart serait liée à l’enquête sur la saisie de la cocaïne à Oran. (source TSA)

2 aout 2018 Djamel Belmadi remplace Madjer au poste de sélectionneur de l'équipe nationale de football, qui part sans disputer le moindre match officiel en 1 an.

17 septembre 2018, plusieurs hauts gradés ont été limogés comme le général-major Ahcene Tafer, commandant des Forces terrestres et Abdelkader Lounes, commandant des Forces aériennes. En octobre 2018, cinq généraux sont arrêtés avant d’être remis en liberté provisoire par le Tribunal militaire de Blida. Ils sont poursuivis pour faits de corruption et d’enrichissement illicite. Parmi eux, les généraux-major Habib Chentouf, Said Bey et Chérif Abderrazak, commandants respectivement de la 1er, 2ème et 4ème régions militaires. (source TSA)

En août 2018, une épidémie de choléra touche le centre du pays. Les premiers cas sont signalés à Boufarik. Une soixantaine de cas sont confirmés alors que deux décès sont annoncés. Après un long silence, le ministère de la Santé communique sur la propagation qui a touché cinq wilayas (Blida, Bouira, Alger, Médéa et Tipaza). La désignation de la source de Sidi Kebir à Hmar El Aïn (Tipaza), comme foyer de l’épidémie, est contestée par la population. Les agriculteurs et marchands de pastèques et de melons enregistrent de grosses pertes après les soupçons sur la contamination de ces fruits suite à l’arrosage par des eaux usées. L’affaire du choléra a reposé avec brutalité les carences de la médecine préventive en Algérie et les faiblesses en matière de communication de crise. (source TSA)

29 novembre 2018 des archéologues découvrent des traces de présence humaine en Algérie remontant à 2.4 millions d’années, remettant en cause l’Afrique de l’Est comme berceau unique de l’humanité. Les résultats de leurs travaux sont publiés dans la très sérieuse revue Sciences. Des galets en calcaire et en silex taillés ont été trouvés dans la région de Aïn Boucherit, près de Sétif.

28 novembre 2018, le président Abdelaziz Bouteflika adresse un message aux walis, réunis à Alger.

Le chef de l’Etat dénonce « les manœuvres infâmes » et « les manigances » de ceux « qui se positionnent en spectateurs guetteurs ou en conspirateurs » et qui découragent les citoyens. « Face à ces attitudes inacceptables, il incombe à chacun d’assumer sa responsabilité et de s’engager pleinement dans les options politiques et économiques nationales ou d’en sortir définitivement. L’ère des demi-mesures est révolue(…) Les aventuristes qui font dans la promotion de la culture de l’oubli, du déni et de la négation ne sauront jamais des forces de construction et d’édification. Bien au contraire, ils dissimulent les faucilles du massacre, qu’ils n’hésiteront pas à utiliser pour faire basculer le pays dans l’inconnu », écrit Bouteflika.

16 février 2019 début du Hirak pour protester dans un premier temps contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel, puis contre son projet, également contesté par l'armée, de se maintenir au pouvoir à l'issue de son quatrième mandat dans le cadre d'une transition et de la mise en œuvre de réformes.

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